Gloire A ?…

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L’HISTOIRE

Nous sommes le 11 novembre 2008, année de la disparition des derniers « poilus » français. La fanfare joue pour les cérémonies du souvenir.Voilà que tout à coup, depuis ce monument, une voix s’élève. C’est celle du « Poilu municipal ». Lui qui a connu les tranchées, le froid, la peur, la fureur et le bruit, lui qui attend impatiemment l’anniversaire de l’Armistice de « sa grande guerre » pour enfin voir un peu de monde, lui seul connaît la vérité. Cette vérité dont les origines remontent au temps des mitrailles de Verdun. Et passant d’une génération à l’autre, les comédiens nous emmènent du fond des tranchées jusqu’au monument aux morts et ses commémorations actuelles, ainsi qu’aux temps de l’occupation nazie.


Et l’histoire de ces deux familles de musiciens de fanfare apparaîtra par petites touches, dans son infinie cruauté…

Dans un tourbillon de mots et de musiques, donnant corps aux questions et aux doutes, à la sincérité des engagements et à l’héroïsme discret, le spectacle s’attachera à faire vivre la parole de ceux qui ont combattu et dont la mémoire est célébrée une fois par an. Mais cela est-il conforme à la vérité du « Poilu municipal » ?

LA PRODUCTION

De et par Sylvain MARGARIT et Hervé MARCILLAT

Mise en scène: Elizabeth PAUGAM

Décors et création lumière : Jean Pierre SURREL

Costumes et patines: Denis CHARLEMAGNE

Voix « prêtées » par la troupe Imbroglio Théâtre

Musiques de fanfares interprétées par le Cercle Musical de Saint Dier D’Auvergne

Le spectacle a été créé en résidence à la MJC d’Espaly Saint Marcel (43)

et dans la Communauté de Communes du Pays de Cunlhat (63)

Avec les aides des départements de la Haute Loire et du Puy de Dôme

Il a été labellisé « CENTENAIRE » par la Mission du

Centenaire de la Grande Guerre

LE PROJET

L’histoire de ce spectacle est peu commune.

Ayant dans l’esprit de monter un spectacle sur la guerre de 14, c’est un 11 novembre que le projet prend son envol.

Précisément le 11 novembre 2011, alors que l’un raconte sa matinée « Quand on est musicien dans une fanfare de village, celle-ci n’est pas de tout repos. Avec quatre cérémonies à assurer devant quatre monuments, plus les discours, les vins d’honneur et les trajets d’une commune à l’autre, cette journée ressemble à un marathon. »

L’autre travaille à la mise en scène de « la Mastication des morts », la pièce de Patrick Kerman, et ces jours-là, plus particulièrement sur la scénographie de la scène autour du monument aux morts.

De ces réflexions naîtra « Gloire à ?… »

L’ECRITURE

Certaines questions se sont imposées à nous et nous ont guidés dans l’écriture de ce spectacle : cent ans après, alors qu’il n’existe plus de témoin, que signifie encore cette journée de commémoration ? Qui célèbre-t-on ? De qui la patrie est-elle reconnaissante ? A qui rend-on gloire ce jour-là ? Les survivants de la guerre, blessés on non, cassés dans leur corps ou leur esprit, les femmes, les enfants, tous ceux dont le nom ne figure sur aucun monument, qu’ont-ils à dire ce jour là ?

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Notre travail aura été d’assembler différents éléments dans un récit que nous avons voulu ancré dans l’Histoire.

Pour cela, nous nous sommes basés sur des textes d’auteurs : Henri Barbusse, Ernst Jünger ou Jean Giono, des témoignages et des archives. Ainsi, les mots que les personnages disent, mais aussi les sons entendus, tout -ou presque- provient de la réalité et compose cette histoire qui traverse le fil tumultueux du XX ème siècle.

NOTES DE DRAMATURGIE

Le grand principe de ce spectacle est de jouer sur trois univers, trois époques, trois mouvements comme une symphonie qui resterait inachevée :

Premier mouvement

Une commémoration du 11 novembre dans un village ici et maintenant, à laquelle assistent les élus, des enfants et la fanfare municipale.

Deuxième mouvement

Des morts de la « Grande Guerre » qui revivent des moments intenses de leurs expériences dans les tranchées.

Troisième mouvement

Un bar pendant l’occupation, en 1942, dans lequel les fils des soldats de la guerre de 14 se retrouvent avant une répétition de leur fanfare.

Ces trois mouvements s’imbriquent, se répondent tout au long du spectacle pour que, quelque part au delà du temps, un lien de mémoire, un lien de famille, un lien d’amitié, un lien de haine et de folie traverse les époques pour unir la grande Histoire à la petite histoire des gens dont la mémoire est célébrée chaque année.

Mais nous désirons aussi que l’on entende la parole des mutins, des fusillés, des femmes, des enfants et des mères de soldats, de tous ceux dont le nom n’apparaît pas sur les monuments aux morts mais qui ont souffert, eux aussi de ce terrible conflit.

Ce spectacle a été joué

à Espaly St Marcel, St Germain Laprade, St Paulien, Cunlhat,

St Dier D’auvergne, Courpiere,

au Théâtre du Mayapo Le Puy en Velay

Craponne, Besse en Chandesse, St Amant Roche Savine,

Collège de Rochefort Montagne, de La Monnerie le Montel.

Annecy

St Julien de Chapteuil, Sermentizon

Festival d’Avignon

Marsac en livradois, Lycée de Monistrol sur Loire, Lorlanges,

Monastier sur Gazeille, Issoire, Olliergues, Mezel, Brassac les mines

Romagnat, Menet, Tauves, Sanssac, Venteuges, Le Perthuis,

Mauriac, Drugeac, Pleaux, Aleyras, Langogne, Aiguilhe

Allègre.